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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
Revue de la littérature sur le SAF et la consommation de cannabis durant la grossesse
Revue de la littérature sur le SAF et la consommation de cannabis durant la grossesse
dimanche 19 octobre 2003.
Site suisse du Collège Romand de Médecine de l’Addiction (COROMA)
« »Les effets les plus dévastateurs du SFA sont constatés au niveau du système nerveux central. Ils perdurent au cours du développement postnatal et peuvent encore se manifester à l’âge adulte.
Chez l’enfant, le SFA se traduirait par des caractéristiques telles que :
- hyperactivité
- manque d’attention
- difficultés d’apprentissage
- motricité fine entravée
- difficultés d’adaptation à de nouvelles situations
- retard dans le développement mental
- troubles du langage
- troubles de l’ouïe
- troubles de l’alimentation
- anomalies de l’EEG
- difficultés à retrouver un état émotionnel normal après un stress émotionnel
- comportements agressifs accrus (inhibition social réduite)
- comportements impulsifs, intolérant à la frustration, plus grande tendance à la morosité et à la dépression
Des enfants nés de mères dépendantes à l’alcool, suivis depuis la naissance jusqu’à l’âge de 4 ans, présentent un retard de développement mental ainsi que de nombreux problèmes comportementaux (Nordberg et al., 1994).
Ces problèmes sont toutefois plus fréquents chez les garçons et chez les enfants dont le père est également dépendant à l’alcool, ce qui souligne que des facteurs indirects liés à l’alcoolisme parental (facteurs génétiques, sociaux, sexe) ont une influence sur le développement de ces enfants (Nordberg et al., 1994).
Plusieurs études ont relevé que des enfants ayant présenté un syndrome foetal alcoolique auraient un facteur de risque plus élevé d’hyperactivité, de retard de développement mental, d’anomalies au niveau électroencéphalographique encore détectables à l’adolescence (Johnson & Leff, 1999).
Toutefois, compte tenu des études récentes sur la transmission génétique de l’hyperactivité, il est difficile de statuer sur le lien entre SFA et hyperactivité.« »
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