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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
Soins en alcoologie
P.A.R.I. Point Alcool Rencontres Informations : information 4
P.A.R.I. Point Alcool Rencontres Informations : information 4
I 6 - La prévention
Partie intégrante de cet axe général de développement intitulé de façon générique « information », la prévention repose sur une idée qui est de « prévenir plutôt que guérir » : supposant par là que plus la prévention est précoce, plus elle aurait de chances d’être « efficace ».
On peut se poser la question du calcul de cette efficacité : moins de personnes en perspective qui deviendraient alcoolo-dépendantes ? Ou moins de morts sur les routes ? Comment évaluer ? Quantitativement, qualitativement ?
« LA PREVENTION C’EST LA PROMOTION DE LA CONNAISSANCE ET DU CHOIX DE L’INDIVIDU, DANS LA CONDUITE DE SA SANTE ».
Mais de quels individus parle-t-on quand on parle de prévention ?
Les actions du PARI en la matière ne sont pas des entretiens individuels. Aussi l’utilisation des concepts de « prévention primaire, secondaire et tertiaire », ne nous sont d’aucune utilité lors de nos interventions collectives.
Face au tabou, quels objectifs vise-t-on, notamment en direction des jeunes ? Comment s’inscrit-on dans un processus éducatif au sein d’un établissement scolaire ? Enfin, sur quoi fonder une action de prévention ? Et qu’entend-on par prévention ?
Au regard de ce qu’on appelle maintenant les « conduites d ’alcoolisation », et de ce qu’on en connaît, il semble bien que l’on puisse différencier plusieurs modes de consommations.
Ainsi, on classera dans le rang des usages avec dépendance, les « alcooliques » hier ainsi dénommés : ceux pour qui, l’alcool est devenu en quelque sorte une drogue ; qui ne savent plus s’en passer comme d’autres ne savent plus se passer d’oxygène ! Et puis on considérera les personnes qui ont un usage dit « nocif » et dont les consommations ont des répercussions (sur la santé, sur le travail, etc.. .)
Enfin, on considérera les personnes qui ont des conduites à risques et celles qui ont un usage « socialement réglé ».
On voit bien qu’en différenciant ces différents types de consommateurs, cette nouvelle terminologie nous fait voir les choses autrement. La réflexion intuitive des concepteurs du P.A.R.I. est dés lors éclairée et étayée par de nouvelles approches : on ne réduira donc plus l’alcoologie sous le seul vocable d’alcoolisme.
Et on s’aperçoit également, que selon que l’on s’adresse à un « usager à risques » ou à un « utilisateur alcoolo-dépendant », la relation aura une toute autre tournure, et les objectifs attribués jusqu’alors en terme d’abstinence, ne peuvent donc plus être proposés qu’à une petite partie des personnes concernées.
C’est donc l’enjeu de la prévention. Se donner des objectifs en fonction des publics auxquels elle s’adresse.
Ainsi, ce que nous appelons « action de prévention » (en tout cas au P.A.R.I.) sera plutôt orientée par la recherche de réponses fondées sur la connaissance des pratiques, des attentes et des représentations des publics - et de leur environnement (y compris professionnel) - que par l’attachement à diffuser des informations sur les conséquences de la consommation sur la santé stricto sensu : nous restons encore intimement persuadés de la nécessité d’appréhender la santé autrement, moins en termes de « problèmes » et plus en termes de ressources individuelles et collectives, moins en termes statiques, plus en termes dynamisants, moins en termes curatifs, plus en termes de plaisir…
Et dans cette optique, nous incluons donc tout un chacun comme acteur (voire auteur) de sa propre santé, et garant, par le regard qu’il porte à l’autre, de la santé collective.
C’est notre slogan : « Prévenir, c’est guérir un peu » !
Daniel Feder
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