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Ouverture des Assises de la FFA - Texte Patrick Fouilland Président de la FFA
Ouverture des Assises de la FFA - Texte Patrick Fouilland Président de la FFA
jeudi 8 octobre 2009.
Monsieur le Président de la MILDT
Mesdames et messieurs les participants, chers amis
Je me dois tout d’abord de présenter les excuses de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé et des sports. Je donnerai lecture du message qu’elle nous a adressé.
C’est peu dire que les addictions sont au cœur de nos sociétés ; elles sont inscrites dans l’histoire de nos vies, elles s’enracinent dans le fonctionnement-même de nos cerveaux, là où se jouent mémoire, émotions, plaisirs et souffrances.
Les addictions naissent dans les zones d’intersection de ces trois composantes sociétales, psychologique et sociale que. Rien là de bien nouveau me diriez-vous ; dans son approche compréhensive du toxicomane, Claude Olivenstein disait la même chose il y a 40 ans. Mais depuis lors, la science a progressé. À l’intersection ces trois composantes, une clinique originale s’est inventée, au service de l’usager : cette personne présentant une conduite d’addiction peut n’être ni malade, ni patiente, ni consommatrice de substance, ni utilisatrice du dispositif de soins…
Le concept d’addiction ne va pas de soi. La réalité qu’il sous-tend est complexe come l’est le vivant. Les champs de l’alcoologie, de la toxicomanie, de la tabacologie, de la prévention, de la réduction des risques sont à la fois distincts et imbriqués ; c’est la mission de la FFA de les mettre en débat.
La société s’est trompée avec la loi de 70 en ne laissant pas d’autre alternative au « toxicomane » que celle de la maladie ou de la délinquance. L’émergence du concept d’addiction a fini de rendre caduque –au plan de la clinique- la distinction licite ou illicite des substances psycho actives ; ce qui ne veut pas dire que la voie à suivre soit évidente.
Les questions touchant à l’abolition de la Loi de 70, la dépénalisation de l’usage, le renouveau de la prévention, la place à donner à l’éducation doivent faire l’objet d’un débat citoyen. Des pistes de travail sont élaborées dans un partenariat qui doit encore s’élargir entre usagers, chercheurs de toutes les disciplines, enseignants, institutions et professionnels ancrés dans la réalité des addictions. Dans ce processus, à chaque étape, le dialogue avec les pouvoirs publics est soutenu. Aujourd’hui la question est celle de l’ouverture. L’addictologie naissante ne doit pas s’enfermer dans ses problématiques de disciplines. Toutes les forces vives de la pensée de la science, peuvent se saisir de la problématique des addictions de l’éclairer de leurs approches propres ; c’est l’objectif de ces assises comme c’était celui du colloque tenu à SciencePo l’automne dernier, comme celui des prochaines rencontres associatives de la FFA.
Au nom de la FFA, je vous remercie Monsieur le Président de votre présence parmi nous. Je remercie les intervenants d’apporter leur compétence à ces assises. Merci aussi à vous tous de votre présence ; que ces 3es assises permettent des échanges fructueux.
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