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« Les hommes et l’alcool résultats d’une étude qualitative sur les représentations et attitudes des hommes face à l’alcool » INPES 2003

dimanche 19 octobre 2003.

A lire sur le site de l’INPES Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé

Les hommes et l’alcool : résultats d’une étude qualitative sur les représentations et attitudes des hommes face à l’alcool Chaque année en France, 23 000 personnes décèdent d’une consommation excessive d’alcool, hors accidents de la circulation. Parmi ces 23 000 morts, 8 sur 10 sont des hommes. C’est parce qu’aujourd’hui les hommes sont beaucoup plus touchés par la consommation excessive d’alcool et par ses conséquences sanitaires et sociales, qu’il est apparu essentiel de mieux comprendre leurs motivations à consommer et les résistances à la prévention. C’est dans ce contexte qu’à la demande du Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées et de l’INPES une étude qualitative explorant les comportements, attitudes et représentations des hommes face à l’alcool a été réalisée. L’échantillon était composé de buveurs excessifs, c’est à dire consommant plus de 3 à 4 verres d’alcool par jour, âgés de 25 à 60 ans.

Cette étude a permis de mettre en lumière la relation affective que les hommes entretiennent avec l’alcool et leur difficulté à en apprécier de manière objective les risques sanitaires. Pour la plupart des hommes interviewés, l’alcool a une dimension symbolique et généalogique très forte : l’alcool est étroitement associé à la culture française, à la convivialité et à la virilité mais aussi à la tradition familiale dans laquelle la figure du père joue un rôle important. Cet attachement identitaire à l’alcool représente un obstacle important à la prise en compte des dangers d’une consommation excessive. Par ailleurs, au-delà de la méconnaissance des effets de l’alcool sur la santé, il existe chez ces consommateurs de très forts noyaux de résistance aux messages de prévention : d’une part la consommation excessive reste majoritairement associée aux images stéréotypées de l’ivresse et de la dépendance ; d’autre part, ces hommes opèrent une distinction entre le bon et le mauvais alcool et ont du mal à admettre les équivalences entre les différentes boissons alcoolisées. Enfin, ils préfèrent se fier à leur ressenti et jugent peu crédibles les seuils objectifs de consommation. Persuadés d’être modérés et responsables, capables de réguler leur propre consommation, ils ont alors du mal à se reconnaître comme les destinataires des messages de prévention des risques liés à la consommation excessive d’alcool.

Les résultats de cette étude montrent qu’il est important de poursuivre le travail d’information sur les risques sanitaires à long terme d’une consommation excessive régulière d’alcool et de faire connaître, en les rendant plus crédibles, les repères de faible consommation : 3 verres d’alcool par jour maximum pour les hommes et 2 verres pour les femmes.’’’’’’’’’’’’’

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INPES 2003 « les hommes et l’alcool »
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