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Congrès, Colloques, Enquêtes
Les 19es Rencontres Nationales des Secteurs de de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire (SPMP) et des Unités pour Malades Diffi ciles (UMD) Les 21, 22, 23 novembre 2007
Les 19es Rencontres Nationales des Secteurs de de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire (SPMP) et des Unités pour Malades Diffi ciles (UMD) Les 21, 22, 23 novembre 2007
mercredi 17 octobre 2007.
[*Les 19es Rencontres Nationales des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire (SPMP) et des Unités pour Malades Diffi ciles (UMD)*]
Les malades mentaux incarcérés : qui sont-ils ?
Recherches épidémiologiques et cliniques dans les prisons françaises
Mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2007 Institut Gernez Rieux - CHRU de Lille
Réunions organisées par le Service Médico-psychologique Régional de Loos- Sequedin et l’association « Aide aux Détenus Nécessitant des Soins Médico- Psychologiques à Loos » (ADNSMPL) avec le concours de l’ « Association des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire » (ASPMP) et du « Groupe Autonome Pluridisciplinaire d’Etudes et de Recherches en Psychopathologie » (GAPERP)
« L’ensemble des expériences acquises, des données recueillies et des réflexions menées par des équipes de secteurs psychiatriques en milieu pénitentiaire est – me semble-t-il – plus ou moins clairement perçu par elles-mêmes à l’heure actuelle, plus ou moins organisé, plus ou moins intégré dans un corpus, dans des systèmes a priori ou dans des esquisses de théorisation et de formalisation. Or, la présence psychiatrique dans les prisons françaises – dans les conditions que l’on sait, et telle qu’elle se renforce depuis huit ans – offre l’opportunité d’un nouvel essor de la criminologie clinique. Est-ce incongru de comparer cette opportunité à celle, historique, qu’ouvrit aux aliénistes du début du XIXe siècle la réunion d’un grand nombre de malades mentaux dans un même lieu de soins, l’asile psychiatrique ? Cette comparaison hasardeuse introduit d’emblée la question éthique. Comme pour la pratique thérapeutique, il apparaît que toutes nos constructions théoriques, les thèmes et les méthodes de nos recherches, ainsi que l’expression -sous forme d’idées générales- de leurs hypothèses et de leurs résultats, impliquent, en effet, un souci éthique plus exigeant et plus constant encore que dans d’autres lieux d’interventions. Cependant, comme disait à peu près Carco à propos des phénoménologues, la volonté de garder les mains propres ne dispense pas de s’en servir (…) Là où nous sommes, c’est pour nous un devoir déontologique, non seulement de contribuer à la connaissance de nos malades, mais peut-être aussi d’appliquer nos moyens théoriques et pratiques à la compréhension des personnalités délinquantes non incluses dans un champ pathologique. Heureusement, toutes les pistes de recherche ne sont pas jonchées de plaidoyers pour des dérives éthiques. Certaines permettent même de débroussailler et de baliser, facilitant ainsi une répartition claire des domaines épistémologiques ». (Evry ARCHER In : Odile DORMOY Soigner et/ou punir l’Harmattan 1995 ;p304)
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