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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
L’ivresse « simple »
L’ivresse « simple »
Qu’elle soit pour la société un trouble à l’ordre public ou pour le médecin un état pathologique lié à une intoxication, l’ivresse reste une des manifestations les plus spectaculaires de l’absorption d’alcool.
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L’ivresse est un état transitoire consécutif à la prise d’alcool entraînant des modifications physiologiques, psychologiques et comportementales. Jusqu’à ce jour, l’ivresse est considérée comme un trouble à l’ordre public et non comme un état pathologique.
S’il est important de repérer les différents stades, l’erreur serait d’établir une relation stricte entre les divers stades et l’alcoolémie. Cela signifierait que l’on accepte pas la très grande sensibilité individuelle à la prise d’alcool, accentuée par le mode d’absorption, le contexte de la consommation et bien d’autres facteurs propres à l’individu.
LES STADES OBSERVES
dans la description des différentes phases, les modifications biologiques ne seront pas évoquées.)
Phase d’excitation psychomotrice (action sur le cortex cérébral)
- le taux d’alcoolémie serait compris entre 0,70 et 2 g - Effet euphorisant, accompagné de loquacité (l’alcool délie la langue), enthousiasme communicatif, brio superficiel, familiarité, sentiment de facilitation des relations sociales, « d’impudence » et parfois de variabilité : passage de la gaieté à la tristesse, quelquefois à l’agressivité.
Une parenthèse s’impose à ce moment : précédant cet état - taux d’alcoolémie autour de 0,30 g - une observation plus pertinente accompagnée de tests met en évidence des modifications des activités perceptives par exemple un temps de réaction plus long devant une source lumineuse mobile, un rétrécissement du champ visuel, une estimation des distances modifiée. Cet état biologique, associé à l’effet de désinhibition est méconnu par le sujet et son entourage. Cet état peut rendre la conduite automobile dangereuse est non sanctionnable ce jour ! ! ! !
Phase d’incoordination et d’instabilité
- le taux d’alcoolémie serait comprise entre 1,50 et 3 g - Cet état se caractérise par une atteinte de la vigilance, somnolence, troubles de l’attention. Une incoordination motrice manifeste : démarche ébrieuse , gestes décomposés et maladroits, dysmétrie (mauvaise évaluation des distances), sensation de vertiges accompagnée de nausées et quelquefois vomissements, parfois diplopie (les yeux se mettent à loucher) ou mydriase (pupilles dilatées), le tout pouvant être accompagné de troubles vasomoteurs rougeurs du visage, accélération du cœur, de la respiration. C’est la phase de dangerosité potentielle majeure avec risque accru d’agressivité.
Phase de coma
- le taux d’alcoolémie serait supérieure à 3 g - Le sujet est « ivre-mort ». Hypotonie, disparition des réflexes, ralentissement du cœur, chute de tension artérielle. L’évolution est le plus souvent favorable, le sujet se réveillera spontanément avec toutefois une amnésie totale de l’ivresse, un « trou noir fait à l’emporte-pièce ».
Dans cet état des accidents toutefois existent pouvant amener des décès ou des séquelles graves … en particulier : collapsus cardio-vasculaire - régurgitation alimentaire suivie d’inhalation (suc gastrique dans les poumons) - hypothermie redoutable l’hiver …
Que faudrait-il en retenir ?
a. des modifications des activités perceptives à partir d’ un taux d’alcoolémie de 0,30 g
b. Phase d’excitation psychomotrice. Le taux d’alcoolémie serait compris entre 0,70 et 2 g
c. Phase d’incoordination et d’instabilité - le taux d’alcoolémie serait comprise entre 1,50 et 3 g
d. Phase de coma - l’alcoolémie serait supérieure à 3 g
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