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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
Histoire de l’alcool archéologie partie 2
Histoire de l’alcool archéologie partie 2
Le Christianisme
L’ancien testament évoque fréquemment l’usage du vin.
Le premier vigneron reste Noë qui planta la vigne dès la fin du déluge (il avait 600 ans) et en action de grâce, l’arrosa du sang d’un agneau, d’un lion, d’un singe et enfin d’un porc (on reconnaît là les effets du vin selon que l’on en boit peu, beaucoup ou trop). Il connut l’ivresse et l’humiliation de s’être mis nu devant ses fils, la dérision d’un des leurs et l’action des deux autres qui le couvrirent d’un manteau en marchant à reculons. L’ivresse seule est source d’humiliation et non pas l’homme. (Noë mourut à …950 ans …) .
Loth est également un symbole de la différence entre l’ivresse entre la dignité humaine. Lorsque Sodome fut détruite, aucune possibilité de descendance humaine ne pouvait exister, les survivants étant Loth et ses filles. Celles-ci l’enivrèrent et obtinrent de lui une descendance. Loth, grâce à l’ivresse n’eut conscience « ni de son coucher ni de son lever » (Genèse), donc fut épargné de la culpabilité de l’inceste. Ainsi la race humaine put se perpétuer dans la morale divine.
Le nouveau testament apporte une autre image du vin. Entre le premier miracle de Jésus Christ aux Noces de Cana transformant l’eau en vin et son dernier repas où le vin devient le sang du Christ, la religion chrétienne a permis le passage du vin païen au vin chrétien.
L’expansion de l’empire romain et la propagation de la chrétienté étendront la culture de la vigne.
Cette culture, en France, dirigée par les romains, faite par les gaulois (esclaves) eut au fil des siècles pour mainteneur les abbés, évêques et princes du moyen-âge.
Le Moyen Age
Au nom de la gloire de Dieu, une viticulture monastique s’épanouit, les « Pères » brasseurs de bière faisant de même. L’ivresse toujours réprimée, devient un pêché.
Le marché du vin s’accompagne de charges, impôts et privilèges tantôt promulgués, tantôt abolis.
Dans cette époque, le monde paysan et citadin boit du vin tant qu’il n’est pas devenu vinaigre.
La Renaissance
Cette époque marque l’essor du vin-plaisir donc d’une boisson de qualité. La naissance des grands crus aura lieu pendant les XVII et XVIIIéme siècles.
La fiscalisation par l’octroi amène la règlementation des guinguettes, tavernes et cabarets avec heure de fermeture obligatoire amendes pour les débitants et les usagers.
Ces cabarets « parlements du peuple » comme aimera dire Balzac bien plus tard, amènent à la Révolution française et un éphémère « vin de la liberté » défiscalisé … le temps d’une révolution …
Cette première partie de l’histoire de l’alcool que l’on peut appeler « l’archéologie de l’alcool » reste très actuelle entre l’usage réglementé protégé, glorifié, sacré de l’hydromel au vin à la bière et autres boissons fermentées.
Peu de place a été donnée aux boissons distillées (alambic) d’origine arabe pour les uns, grecque pour les autres.
Cette « eau de vie », cet esprit du vin, fabriquée par les distillateurs et vendue uniquement aux apothicaires, sera le support élixir de teintures et autres remèdes dans le XVIIIe siècle.
Le mot alcool vient de naître et c’est une autre histoire développée dans la deuxième partie histoire de l’alcool aux temps modernes.
Que faudrait-il en retenir ?
a. C’est le hasard d’une fermentation qui est à l’origine de la découverte de l’alcool
b. La découverte est située au néolithique
c. La Grèce et la Rome antique célèbrent le culte de Dionysos pour les grecs et Bacchus pour les romains.
d. L’ancien testament cite des grandes ivresses Noë et Loth en donnant une notion morale
e. Le nouveau testament insère le vin dans la vie sociale
f. Le moyen âge voit la naissance des grandes réglementations de la consommation et du négoce du vin
g. La renaissance signe la qualité et la naissance des grands crus
h. Les boissons issues de distillation n’ont que peu de place dans l’histoire « archéologique » de l’alcool.
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