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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
Histoire de l’alcool archéologie partie 1
Histoire de l’alcool archéologie partie 1
Histoire… l’archéologie
De quoi ça parle ?
Cette première partie présente l’histoire de l’alcool de sa découverte au moment de son utilisation dans le monde moderne c’est - à - dire industrialisé. Le cheminement de l’homme à travers la découverte des propriétés de l’usage de ce produit reste d’une stupéfiante actualité que ce soit dans la lecture de ses effets, de son utilisation à des fins psychotropes, que de la volonté de réglementation voire de répression devant les excès du néolithique à la fin du XVIIIe siècle époque abordée par cette première partie .
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L’approche historique est une nécessité dans la compréhension de l’usage de l’alcool dans l’époque actuelle.
L’histoire évoquée sera centrée autour de la Méditerranée où seront appréhendés les usages du produit à partir de quelques civilisations et religions, au travers des âges.
Deux parties seront nécessaires : 1re partie :de l’Antiquité (même avant peut-être ! ! !) au moment où le produit « alcool » sera nommé, identifié, et que l’on se questionnera sur les méfaits d’une consommation excessive c’est - à - dire vers le milieu du XIXe siècle . La deuxième partie nous amènera de cette époque à aujourd’hui …
La fermentation est un phénomène naturel : rencontre d’un jus de fruit avec des ferments ou de céréales et d’eau, de miel et d’eau etc…
Si cette fermentation a lieu de plus dans un récipient et si la consommation du résultat de cette alchimie se fait fortuitement, vous êtes le découvreur d’une boisson alcoolique ! ! ! ! !
Il faut donc conclure que l’usage des boissons alcooliques est contemporain de la sédentarisation de l’homme : le Néolithique avec l’apparition de l’agriculture et l’invention de la poterie.
Autrement dit, la découverte de ce produit est vraisemblablement due à un mauvais stockage de produits alimentaires laissés à la pluie par exemple ! ! !
La « magie » de cette boisson a été rapidement contrôlée et son usage réservé aux pratiques religieuses, divinatoires, médicamenteuses et nutritionnelles … Il n’y a que 10 000 ans ! ! !
Les contemporains de cette découverte vont rapidement organiser la production, la consommation et ses bonnes règles, la diffusion, la limitation et … la sacralisation … du produit.
Les Grecs et les Romains (3 000 ans av JC) connaissent l’art viticole (sélection des plans, culture, taille) dont nous avons de bonnes descriptions dans l’Iliade et l’Odyssée. Ils connaissent également l’hydromel (fermentation du miel) et la « cervoise », ancêtre de la bière (boisson de Céres déesse des céréales) .
L’Egypte ancienne
Des papyrus égyptiens décrivent les étapes de fabrication, l’importance de la production et la commercialisation de la bière et du vin.
La première appellation date probablement de cette époque avec des sceaux indiquant l’origine des boissons, les bons vins et les bonnes années.
L’histoire égyptienne apportera un autre élément essentiel : les boissons fermentées s’autopurifient, la fermentation élimine les germes et les parasites et les médecins de l’ancienne Egypte l’utiliseront pour lutter contre les parasitoses notamment la bilharziose endémique des eaux du Nil.
Au 17e siècle avJC en Mésopotamie la stèle d’Hammourabi, roi de Babylone, comporte des usages de qualité sur le vin de dattes et sur l’interdiction faite aux prêtresses d’en consommer avant les sacrifices.
La Grèce antique
Euripide dramaturge grec écrit (408 av JC) dans les bacchantes : « Il y a deux divinités qui tiennent le premier rang chez les hommes. L’une est la déesse Déméter, ou la Terre - donne lui le nom que tu voudras - c’est elle qui d’aliments solides nourrit les mortels. L’autre s’est placée de pair avec elle, c’est le fils de Sémélé (Dionysos) . Il a trouvé un breuvage, le jus de la grappe et l’a introduit parmi les mortels … » .
En quelque sorte … le pain (Déméter) … le vin (Dionysos) … et … non c’est du délire ! ! !
Dionysos (Bacchus pour les Romains) : fils de Zeus et de Sémélé avait un père nourricier et précepteur Silène qui était toujours ivre. Il passera sa jeunesse caché en Egypte pour fuir la haine de Junon , apprendra à planter la vigne et sera vénéré comme le Dieu du vin, Junon finit par le frapper de folie… son culte sera source de fantaisie, de la fête, de la joie, de l’inspiration dans l’ivresse mystique. Morenon et Rainaut dans leur « cours d’alcoologie » écrivent à propos de Dionysos : « son recours à l’alcool semble procéder d’un parcours assez classique : marâtre jalouse, abandonnisme, père nourricier alcoolique puis psychose terminale. »
La littérature de cette époque est riche. On n’en retiendra que la notion du « trop boire » mal vue, d’un Socrate jamais ivre, buvant avec modération, éveillant son esprit sans excès de langage, d’un Platon interdisant le vin avant 18 ans, l’autorisant modérément jusqu’à 30 ans et levant toute limite après la quarantaine … (il faut dire que la durée de vie moyenne n’était pas la nôtre …).
Rome
Les Romains prennent le relais (Dionysos devenant Bacchus) avec les fêtes des bacchanales fêtes réglementées.
L’empire s’étendant, exportant ses usages, la vigne, le vin avec succès, cette époque devient très expansive, productrice et rend la consommation plus « démocratique ». Le vin devient le support de médicaments (Coton l’Ancien 234 - 149 av JC) . L’alcoolodépendance est décrite à cette époque.
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