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Conduites addictives et milieu professionnel rapport 2007

vendredi 22 juin 2007.

CONDUITES ADDICTIVES ET MILIEU PROFESSIONNEL

Rapport établi dans le cadre du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool 2004-2008

Le rapport a été élaboré sous l’autorité de la MILDT, en concertation avec les représentants des partenaires sociaux (cf annexe2). Il est issu d’un travail collectif qui a associé, sous la responsabilité du Dr Didier JAYLE, Président de la MILDT : • Professeur Philippe-Jean PARQUET, président du groupe de travail • Michel MASSACRET, chargé de mission Prévention à la MILDT, coordonnateur du groupe et rédacteur • Professeur CANTINEAU, Service des maladies professionnelles et de médecine du travail • Hospices civils de Strasbourg. • Professeur Alain DOMONT, Service de pathologie professionnelle de l’Hôpital Corentin Celton. APHP. Issy-Les-Moulineaux • Professeur Paul FRIMAT, Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Lille • Service de médecine du travail • Dr Monique Larche-Mochal, chef du service de l’inspection médicale. Conseiller technique du Directeur des Relations du Travail. Ministère délégué à l’Emploi • Dr Ange MEZZADRI. Médecin du travail/AFTIM, • Dr NGO, Quang-Quy-Vinh. Médecin du travail. Ministère de la Santé (DGAPB), • Service médical de prévention pour les agents et personnel contractuel. • Gabriel PAILLEREAU. Coordonnateur du CISME, • Dr Danielle THUAIRE. Médecin du travail. Centre Médical Interentreprises Europe, • Dr Vincent WEHBI. Médecin chef de l’inspection du travail. Ministère des Transports, • Norbert BACH, chargé de mission Douanes à la MILDT, • Dr Marie-France CHEDRU, chargée de mission Santé à la MILDT, • Patrick SANSOY, chargé de mission Recherche à la MILDT, • Dominique VUILLAUME, chargé de mission Recherche à la MILDT

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CONCLUSION

Les consommations de produits psychoactifs et leurs conséquences sur les personnes dans le monde du travail constituent une réalité encore bien souvent niée, sauf lorsqu’elles sont identifiées comme posant des problèmes de sécurité au travail. Ce décalage entre des phénomènes attestés et leur prise en compte justifie que la MILDT s’en préoccupe et recherche, avec l’ensemble des acteurs du milieu professionnel, les orientations sur lesquelles fonder une politique de prévention plus appropriée. Alors que l’entreprise s’est vu confier des fonctions élargies dont celle de préserver la santé de ses personnels, il conviendrait d’amender le Plan Santé Travail pour y inclure clairement la question des conduites addictives à l’image de ce qui a pu être fait avec le tabac et l’alcool comme déterminants santé dans le Plan Cancer. En effet, au-delà de l’approche sécuritaire qui mobilise à juste titre les employeurs, les enjeux de prévention imposent désormais une réflexion globale sur la santé et la sécurité au travail, ce qui devrait faciliter la construction de nouveaux modèles d’action adaptés aux enjeux actuels.

Pour répondre à cette ambition, le rapport présente 27 recommandations, regroupées sous cinq orientations solidaires les unes des autres et qui exigent :

Dans cette logique, le rapport met en évidence des questions clefs qui caractérisent ce que pourrait être cette nouvelle approche de la prévention des conduites addictives en milieu professionnel :

1. Le milieu de l’entreprise n’échappe pas à la présence et aux conséquences des conduites addictives, présentes dans la société civile, mais pourtant, souvent encore négligées, voire peu ou pas intégrées à la politique de santé et de prévention.

2. Leur prise en compte ne doit pas être à l’origine d’une attitude discriminatoire pour le salarié, mais elle pose la légitimité de l’entreprise à se protéger des éventuels dommages liés aux conduites de consommation.

3. Cette prise en compte oblige à développer des savoirs, non seulement sur l’incidence et la prévalence du phénomène, mais sur la façon dont il est géré par l’entreprise, les salariés, le service de santé au travail

4. Deux dimensions sont interpellées :
  la perspective classique, de nature sécuritaire. Elle conduit à une réponse nouvelle : ne pas limiter la vigilance aux postes à risques. Elle exige le développement de critères et de moyens qui ont à croiser :

 la perspective sanitaire qui, sous l’angle promotion et prévention, occupe actuellement une place singulière dans les responsabilités de l’entreprise puisqu’elle se limite à ne traiter que ce qui peut être directement déterminé par le champ d’activités de l’entreprise. Il est proposé d’y inclure la question des conduites addictives sous les deux modes susceptibles de poser problème :

5. la mise en cohérence de cette double perspective conduit à clarifier la responsabilité de chacun des acteurs, pris isolément et dans ses relations à l’autre : le salarié qui engage sa responsabilité personnelle ; l’entreprise qui doit, dans le cadre de l’obligation de résultat qui est la sienne vis-à-vis de la santé de ses salariés, disposer des moyens de faire respecter la loi et le règlement intérieur ; le médecin du travail pour lequel se pose la question, non tranchée, de la compatibilité de ses différentes missions de prévention, d’expertise, et de contrôle.

’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ Télécharger le document ci-dessous ou bien sur le site de la MILDT|MILDT

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