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Article de la base documentaire de la F3A

Communiqué de la FFA 2002

Fédération Française d’Addictologie
dimanche 6 octobre 2002.

COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION FRANçAISE D’ADDICTOLOGIE PARIS - LE 3 OCTOBRE 2002

LA FRANCE A-T-ELLE ENCORE UNE POLITIQUE DE PRÉVENTION ET DE SOINS DES ADDICTIONS ?

La Fédération Française d’Addictologie regroupe la plupart des organisations professionnelles de l’alcoologie, de la toxicomanie et de la tabacologie.

La FFA tient à manifester publiquement sa plus grande inquiétude quant à l’avenir de la politique française dans le domaine des addictions. Celle-ci devrait être impulsée par l’État de façon claire, durable et avec des moyens suffisants.

L’action menée ces quatre dernières années par la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et les Toxicomanies rattachée au Premier Ministre, avait contribué fortement à dynamiser la politique globale de prévention et de soins des addictions. Cette démarche s’appuyait sur des données scientifiques validées. Un retour en arrière serait désastreux.

Les informations qui nous parviennent sur des amputations budgétaires dès 2002, touchant brutalement les structures spécialisées en toxicomanie et la MILDT, sont extrêmement préoccupantes. Si l’amputation de 3 millions d’Euros sur le budget déjà très insuffisant des centres spécialisés n’est pas démentie, des fermetures de services et des suppressions de postes seront inévitables. Cela serait catastrophique car ces équipes jouent un rôle d’accompagnement indispensable, notamment pour des personnes en grandes difficultés sociales et psychologiques.

L’amputation d’un tiers du budget de la MILDT constitue une autre mesure extrêmement dommageable, qui va conduire à l’interruption brutale de multiples actions innovantes, plus particulièrement en direction de personnes ayant affaire avec la justice.

La FFA se joint aux protestations exprimées au Gouvernement par plusieurs de ses adhérents contre les restrictions budgétaires inacceptables et contre le retour à une politique dissociant la Sécurité Publique de la Santé Publique, et dissociant les drogues illicites des substances légales.

À un moment où tout montre que les problèmes d’abus de substances psychoactives pèsent de plus en plus lourdement sur la santé et la vie sociale de notre pays, il serait incompréhensible et consternant que l’État renie ses engagements et choisisse la voie du tout répressif.

Pour tout contact : Dr. Alain Morel, Président

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