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Communiqué Académie Nationale de Médecine 17 mai 2005 " Boissons alcooliques : L’impérieuse nécessité d’améliorer le dépistage et l’accompagnement des consommateurs à risque.
Communiqué Académie Nationale de Médecine 17 mai 2005 " Boissons alcooliques : L’impérieuse nécessité d’améliorer le dépistage et l’accompagnement des consommateurs à risque.
« »« »"BOISSONS ALCOOLIQUES Il faut améliorer le dépistage et l’accompagnement des consommateurs à risque
Roger NORDMANN* et Charles HAAS**
RECOMMANDATIONS
La Loi 2004-185 du 9 août 2004 [12] relative à la politique de Santé Publique a pour objectifs de « diminuer la consommation annuelle moyenne d’alcool par habitant de 20% ; passer de 10,7 l/an/habitant en 1999 à 8,5 l/an/habitant d’ici 2008 », et de « réduire la prévalence de l’usage à risque ou nocif de l’alcool et prévenir l’installation de la dépendance ». Pour contribuer à la réalisation de ces objectifs, l’Académie nationale de médecine formule les recommandations suivantes :
1 - En raison de la mise en évidence récente d’un continuum entre l’usage (sans conséquence fâcheuse), l’usage à risque, l’usage nocif et l’alcoolodépendance, il importe de dépister le plus précocement possible tout mésusage d’alcool.
2 - Ceci impose l’amélioration de la formation à l’alcoologie des étudiants en médecine, indispensable à leur exercice futur, afin d’optimiser :
- le repérage précoce du mésusage d’alcool, lequel est facilité par la mise à disposition de techniques simples récemment validées (entretiens, questionnaires) ;
- la conduite à tenir en présence d’un tel mésusage (notamment à l’aide d’interventions brèves de conseils de comportement).
3 - Ceci nécessite la reconnaissance d’une activité spécifique hospitalo-universitaire en addictologie et alcoologie qui, quelle que soit la spécialité d’origine (neurologie, psychiatrie, hépato-gastro-entérologie, médecine interne…) devrait favoriser le bon déroulement de la carrière de ceux qui s’y consacrent. La reconnaissance d’une telle activité spécifique doit avoir pour conséquence la création des enseignements universitaires correspondants, indispensables à la formation de personnels compétents médicaux (médecins et sages-femmes) et paramédicaux (infirmières, psychologues, assistantes-sociales…).
4 - Il convient de reconnaître officiellement le rôle des médecins généralistes et spécialistes en matière de dépistage précoce et de prévention, fondé sur leur compétence.
5 - Il faut favoriser la création - en nombre suffisant pour éviter des délais d’attente excessifs aux personnes que l’alcool met en danger - de structures spécifiques d’alcoologie et de réseaux de soins. Ces réseaux doivent comporter des personnels médicaux et paramédicaux spécialement formés, travaillant en équipe et impliquant notamment médecins généralistes et associations d’anciens buveurs.
6 - Il est indispensable de développer la recherche fondamentale, clinique et thérapeutique en alcoologie.
7 - Il est souhaitable de faciliter l’accès aux soins des patients dont l’alcoolodépendance est établie, grâce à l’amélioration de leur prise en charge par la Sécurité Sociale.
L’Académie, saisie dans sa séance du 17 mai 2005, a adopté ce communiqué « »« »
Contact presse / Nicole Priollaud
nicole.priollaud@wanadoo.fr
Site et texte complet du communiqué ici
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