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Baromètre santé 2005 « premiers résultats » INPES
Baromètre santé 2005 « premiers résultats » INPES
vendredi 24 mars 2006.
Baromètre santé 2005
Premiers résultats
sous la direction de Philippe GUILBERT Arnaud GAUTIER
préface de Philippe LAMOUREUX
INPES
Tabac
Synthèse des résultats
La consommation de tabac continue sa décroissance : chez les 12-75 ans, la proportion de ceux qui déclarent fumer « ne serait-ce que de temps en temps » est passée de 33,1 % en 2000 à 29,9 % en 2005. Les plus fortes baisses sont observées pour les deux cibles prioritaires retenues par le Plan cancer : pour les femmes, de 29,8 % en 2000 à 26,5 % en 2005 (une femme sur dix a arrêté et/ou n’a pas commencé) ; et pour les plus jeunes (garçons et filles de 12 à 15 ans), de 14,4 % en 2000 à 8,6 % en 2005 (correspondant à des expérimentations moins fréquentes plutôt qu’à des arrêts). Outre un recul général du tabagisme, la part des consommateurs quotidiens (au moins une cigarette par jour) parmi les fumeurs baisse au profit des usagers occasionnels (en particulier chez les 14-15 ans). Parmi les fumeurs actuels, six sur dix ont envie d’arrêter (autant qu’en 2000). L’arrêt volontaire radical demeure de loin le moyen le plus souvent envisagé, même si les patchs anti-tabac sont plus souvent cités qu’en 2000. La proportion de 12-75 ans qui se déclare gênée par la fumée des autres reste stable (sept personnes sur dix). source INPES
Alcool
Synthèse des résultats
En 2005, 84,8 % des Français interrogés âgés de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé au moins une boisson alcoolisée au cours de l’année. La consommation d’alcool reste plus fréquente chez les hommes : si 13,7 % des Français disent en avoir consommé tous les jours, les hommes sont presque trois fois plus nombreux dans ce cas que les femmes (20,3 % vs 7,3 %). L’écart entre les sexes est aussi très marqué en termes de quantités bues : les hommes qui déclarent consommer de l’alcool ont bu en moyenne 2,6 verres dans la journée lors de la dernière consommation, contre 1,8 verre pour les femmes. Le vin reste la boisson alcoolisée la plus consommée : parmi les individus ayant consommé de l’alcool au cours des douze derniers mois, 77,2 % ont bu du vin au moins une fois dans l’année, tandis que 56,2 % ont bu un alcool fort et 53,2 % de la bière. Le vin est aussi la boisson la plus consommée quotidiennement : 12,7 % des consommateurs de l’année en ont bu tous les jours, contre 2 % pour la bière et 0,8 % pour les alcools forts. Plus d’une personne interrogée sur sept (14,4 %) déclare avoir été ivre au cours des douze derniers mois, ce comportement étant nettement plus fréquent parmi les hommes et les jeunes générations. Selon le test Deta2, 9,4 % de la population (13,8 % des hommes et 5,0 % des femmes de 12 à 75 ans) présenteraient des signes d’usage potentiellement problématique. La consommation d’alcool a diminué en France depuis la dernière enquête réalisée en 2000, aussi bien la consommation quotidienne que les quantités déclarées ; toutefois, les proportions d’individus ayant été ivres au cours de l’année ou ayant potentiellement un usage problématique d’alcool sont restées stables.
Drogues
Synthèse des résultats
En 2005, un tiers (32,4 %) des 15‑64 ans déclare avoir déjà consommé au moins une drogue illicite au cours de sa vie. Trois individus sur dix (30,6 %) signalent avoir déjà consommé du cannabis au cours de leur vie et un peu plus de quatre sur dix (43,1 %) déclarent s’en être déjà vu proposer. Ces résultats confirment la place spécifique du cannabis parmi les drogues illicites observées en France depuis le début des années quatre-vingt-dix : c’est la drogue illicite la plus disponible et la plus expérimentée. Pour les autres drogues illicites, l’expérimentation reste plus rare : elle concerne moins de 4 % des 15‑64 ans pour le poppers, qui est le produit le plus expérimenté après le cannabis. La consommation dans l’année ne dépasse pas 1 % pour chacune d’entre elles. D’une manière générale, la prévalence de la consommation de produits illicites est plus importante chez les hommes que chez les femmes et chez les moins de 30 ans. En termes d’évolution entre 2000 et 2005, l’expérimentation et l’usage occasionnel de l’ecstasy et de la cocaïne ont enregistré des hausses significatives, bien que restant à des niveaux très bas : de l’ordre de 0,5 % d’usagers au moins occasionnels. L’expérimentation du cannabis a connu une hausse assez nette, passant de 24,9 % à 30,6 % entre 2000 et 2005, mais les jeunes ne s’avèrent pas concernés par cette hausse. L’usage occasionnel et l’usage récent de cannabis se maintiennent dans l’ensemble de la population ; ils baissent chez les plus jeunes. La consommation régulière augmente de manière significative chez les hommes comme chez les femmes.
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