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Assises régionales Addictions et Travail Rouen Faculté de droit 20 mai 2010
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Assises régionales Addictions et Travail Rouen Faculté de droit 20 mai 2010
jeudi 6 mai 2010.
Assises régionales
Addictions et Travail
Rouen
Faculté de droit
20 mai 2010, 14h / 17h30
A l’initiative de la DDASS de Seine-Maritime, un groupe de travail a été constitué à partir de 2008 sous l’égide des administrations du travail (DRTEFP) et de la santé (directions départementales et régionale). Un mois avant les états généraux des conduites addictives en milieu professionnel organisés par la MILDT le 25 juin 2010 à Paris, les assises régionales « addictions et travail » permettront de présenter les conclusions et propositions du groupe de travail haut-normand et de réunir acteurs du monde du travail (médecins du travail, syndicalistes, dirigeants, salariés) et de la santé (associations de prévention, structures médico-sociales, spécialistes de l’addictologie) pour échanger questions, expériences et solutions.
Longtemps tabou ou considérée comme une problématique secondaire, les relations entre addictions et travail connaissent aujourd’hui un succès dans les publications ainsi qu’auprès des organisateurs de colloques et de formation. Au-delà d’un certain un effet de mode, on y verra surtout le signe d’une prise de conscience et d’une mobilisation croissante, pour des raisons diverses, de l’ensemble des acteurs du monde du travail et de la santé. Et on osera penser que les pouvoirs publics ont accompagné et encouragé cette mobilisation : déjà abordée à l’occasion des états généraux de l’alcool organisés en 2006 par le Ministère de la Santé, cette question a été mise à l’agenda de la MILDT (mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies) depuis 2004.
C’est dans ce contexte qu’un groupe de travail régional réunissant acteurs de la santé et du monde du travail a commencé ces travaux en 2008 avec pour objectif de :
- dresser l’état de la problématique (nature et étendu des besoins, ressources et acteurs mobilisables) ;
- discuter et de valoriser les expériences probantes réalisées dans notre région ;
- dessiner une stratégie globale Santé / Travail.
Les premiers travaux du groupe ont d’abord révélé la fausse nouveauté de la problématique (les constats et propositions d’actions actuels sont ainsi déjà présentés dans les recommandations du B.I.T. émises en 1996). De même, il a été possible de réunir une bibliographie importante et surtout, de nombreux outils de prévention et d’intervention. Puisque les outils existent, c’est donc que les difficultés à aborder la question des addictions en milieu professionnel révèlent des enjeux insuffisamment pris en compte. On citera pêle-mêle : - la pression ressentie par les acteurs du monde du travail pris en étau entre responsabilité juridique et absence de solution face à des consommations problématiques (d’où l’alternative entre déni et exclusion)
- la méconnaissance des dispositifs de santé par les acteurs du monde du travail et l’insuffisante prise en compte des contraintes propres au milieu du travail par les politiques de santé, notamment de prévention ;
- l’impasse d’une approche limitée à la question des risques (accidents du travail, accidents industriels…), qui n’est pas centrée sur la santé des personnes et qui élude la diversité des causes d’une consommation problématique (culture d’entreprise, stress au travail…) ;
- l’inefficacité des interventions en urgence auprès des cas les plus graves ;
- l’absence de réflexion éthique au motif qu’une action de santé est forcément entreprise pour le « Bien » des personnes.
Les nombreuses expériences locales (par exemple au sein du grand port maritime du Havre) ont alors servi de révélateur pour identifier ces enjeux et de modèle pour proposer des voies d’intervention plus pertinentes. Le groupe de travail a ainsi voulu répondre aux craintes des différents acteurs du monde du travail et leur donner des capacités d’actions dans un cadre clair. Il leur propose de développer, avec l’aide d’acteurs reconnus, une politique de prévention globale qui doit permettre : - de s’adresser à tous les membres de l’entreprise (et non de cibler quelques individus fautifs) et d’établir des règles et des processus validés pour l’ensemble des acteurs ;
- d’intervenir en amont, pour aborder tous les produits et tous les types de consommation.
Ces propositions seront formalisées et présentées lors de la réunion régionale : - un cadre d’intervention définissant les conditions préalables à la mise en place d’une action de santé en entreprise ;
- un plan d’actions permettant de déployer une politique cohérente et transversale.
Elles auront l’ambition de participer à une amélioration concrète du cadre de vie en milieu professionnel, donc de la santé des personnes… et de celle de l’entreprise.
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