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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
Alcoolopathies-Les marqueurs biologiques
Alcoolopathies-Les marqueurs biologiques
Les marqueurs biologiques sont des indicateurs d’alcoolisation. Ils sont dosés dans le cadre d’une analyse du sang. Ils restent en relation avec une souffrance hépatique donc il peut y avoir des « faux positifs » et sont tous liés à des alcoolisations à risque mais aucun ne peut permettre d’affirmer une alcoolodépendance.
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Il n’existe pas d’examen complémentaire permettant d’affirmer avec certitude la dépendance alcoolique.
Les examens existants sont des indicateurs d’alcoolisation, en relation avec une souffrance hépatocytaire (cellules du foie), donc dans le cadre d’un usage déjà nocif.
Le marqueur biologique le plus connu est le dosage des Gamma G T (gammaglutamyl - transférase ). Il s’agit d’un enzyme dont le rôle principal est la transformation (c’est le rôle de tous les enzymes) d’un produit A (glutathium) en un produit B (glutamate) par une réaction appelée hydrolyse. Cette réaction permet un test somatique donc un dosage.
Il y aura, dans une faible proportion :
• des « faux positifs » : élévation du taux de gamma GT en dehors de toute consommation d’alcool (la souffrance hépatocytaire n’est pas exclusivement due à la consommation d’alcool).
• des « faux négatifs » : une consommation importante d’alcool déclarée sans retentissement hépatique.
Les chiffres obtenus représentent toutefois 80% de spécificité.
L’abstinence permet le retour à la normale dans un délai qui dépend du taux initial. Ainsi entre un doublement ou un triplement de la normale (entre 80 et 120) dix jours seront suffisants mais des taux plus élevés demandent bien plus de temps.
Les valeurs considérées comme normales sont égales ou inférieures à 28 UI/l chez la femme et 38 UI/l chez l’homme.
En cas de souffrance hépatocytaire, les taux peuvent s’élever (des taux autour de 1 000 ne sont pas exceptionnels).
L’élévation n’est pas spécifique à l’alcool : une hépatite virale - une cholostase (canal biliaire obstrué par un calcul) - un cancer du foie - la prise de médicaments (en particulier : hypnotiques - antidépresseurs - antiangoreux - antihypertenseurs - antiépileptiques …) - et parfois une origine inconnue …
Les GammaGT peuvent servir de surveillance et parfois de test. L’arrêt d’alcool est toujours suivi d’une baisse.
Un deuxième indicateur utilisé est le VGM (volume globulaire moyen). C’est la mesure indirecte de volume moyen d’un globule rouge qui s’exprime en microcube (µ3). Les chiffres normaux sont situés entre 85 µ3 et 95 µ3. L’augmentation de ce volume s’appelle la macrocytose.
L’origine de la macrocytose est mal connue et probablement reliée à un carence.
Des « faux positifs » macrocytoses d’autres origines qu’alcoolique seront là aussi retrouvés.
Le retour à la normale sera plus long car le globule rouge a une durée de vie moyenne de 120 jours.
Cet examen qui fait partie de l’hémogramme (formule du sang) reste un bon indicateur de dépistage et parfois s’utilise comme élément de surveillance de l’abstinence.
Aujourd’hui :
• Aucun de ces marqueurs biologiques permet d’affirmer une alcoolodépendance
• Aucun n’est vraiment spécifique
• Aucun ne permet de mesurer le degré de gravité (« je suis plus alcoolique que toi »)
• Tous sont liés à une consommation d’alcool à risque …(en dehors bien sûr des « faux positifs »).
Points forts
1- Le marqueur biologique le plus connu est le dosage des Gamma G T
2- Un deuxième indicateur utilisé est le VGM (volume globulaire moyen).
3- Aucun de ces marqueurs biologiques permet d’affirmer une alcoolodépendance
4- Tous sont liés à une consommation d’alcool à risque
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