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Alcool et publics sensibles Patrick Fouilland (Contributions aux Etats Généraux de l’alcool)
Alcool et publics sensibles Patrick Fouilland (Contributions aux Etats Généraux de l’alcool)
vendredi 13 octobre 2006.
Alcool et publics sensibles
Celui qui a un problème avec l’alcool, c’est toujours l’autre, même le vocabulaire qui a inventé « alcoolisme mondain » pour le distinguer de celui de la classe ouvrière. Reste que face au risque alcool, tous les êtres ne sont pas égaux, tous les groupes ne sont pas égaux. On a vu dans l’histoire ses ravages chez les Amérindiens et les Inuits, on a vu l’explosion des problèmes d’alcool en Europe, avec la révolution industrielle. Dans ces situations, il y a toujours l’apport massif d’alcool vers des populations ou ce produit était soit absent soit rare d’un usage très spécifique.
Au 21e siècle, chez nous, la question ne peut se résumer à l’alcool ; c’est l’ensemble des produits psycho actif (y compris les médicaments) qu’il faut prendre en considération, même si l’alcool en reste le chef de file. S’il existe des groupes à risque, ils se définissent surtout par les modes de consommation (précocité, recherche de l’ivresse), les associations de produits, la coexistence de comportements problématiques (violence, absentéisme scolaire ou professionnel, l’absence de lien sociaux structurants), voire des pathologies. Mais l’on retrouve aussi parmi les groupes à risque les sportifs de hauts niveaux, les vedettes du showbizz, les dirigeants et responsables stressés... etc.. Méfiance donc dans la désignation de « publics sensibles ». Les « jeunes », les « précaires », les « familles monoparentales », les « chômeurs » ne gagnent rien à être désignés comme tels.
Patrick Fouilland (Contributions aux Etats Généraux de l’alcool)
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