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Documentation F3A
Alcool, Alcoologie, Alcoolisme
Soins en alcoologie
Alcool et perturbation organique : maladie alcoolique du foie
Alcool et perturbation organique : maladie alcoolique du foie
Nous avons la certitude que l’organe foie est au hit-parade de l’intérêt porté par le malade et son entourage dans la maladie alcoolique.
Peut-on concevoir une exploration sans indicateur biologique de l’hépatotoxicité ?
Nous savons que la vulnérabilité hépatique face au toxique alcool est très variable, rappelons qu’on s’accorde à donner le chiffre de 40g/jour pour un homme et de 20g/ jour pour une femme pour représenter le risque relatif de développer une cirrhose.
Néanmoins, on ne peut concevoir un bilan de la maladie alcoolique, sans une évaluation précise de la fonction hépatique.
Notre recherche sera fondée sur la clinique, biologie et échographie abdominale ; mais avant, rappelons les difficultés rencontrées :
Erreur par défaut : méconnaître les diagnostics.
- Erreur par excès ou imputation à tord d’une alcoolopathie alors que
l’origine est différente.
Confusion des différentes atteintes hépatiques et par conséquent, mauvaise évaluation pronostique.
Le repérage peut être aisé lorsque la symptomatologie s’affiche.
Ictère
Ascite
Hématémèse
Encéphalopathie
Mais le plus souvent nous sommes en présence de signes non spécifiques :
Douleur abdominales 40%
Nausées matinales 34%
Vomissements 34%
Mauvais état général 34%
Diarrhées 25%
Amaigrissement 22%
Asthénie 20%
Avec en fond l’imputabilité certaine puisque les malades reçus ne sont pas dans un état de déni absolu.
L’appui biologique nous permettra d’étayer notre recherche. Il se compose de :
Bilan biologique hépatique
SGOT
SGPT
gamma GT
VGM
Electrophorèse sérique
Tx P
Echographie hépatique abdominale
Associé à une échographie, nous devrions avoir les éléments suffisants pour préciser les atteintes : Stéatéose - Hépatite alcoolique - Cirrhose.
Dans environ 10% des cas, nous devons envisager des explorations complémentaires, en particulier les recherches virales (à noter que nous constatons un rajeunissement des patients avec des comportements à risques face aux maladies virales : HIV, Hépatites, etc.).
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